TRACE NOMADE
PARTICIPE GRATUITEMENT AUX RECONNAISSANCES :
Les reconnaissances se dérouleront entre la mi-novembre et la mi-décembre 2026, sur 4 semaines.
Elles ont pour objectif de finaliser la trace GPX du parcours, de vérifier les points d'eau, de valider les passages sans guidage GPX, d'identifier les éventuelles zones de poussage, d'évaluer le temps nécessaire pour parcourir l’intégralité du tracé et de réaliser le Teaser promotionnel.
Si tu souhaites participer aux reconnaissances en fatbike — avec ton propre vélo ou un modèle mis à disposition par l'organisation — merci de nous contacter : Trace-Nomade [at] ecomail
Une expérience confirmée en endurance à vélo (route, gravel ou VTT) est toutefois indispensable.
Un véhicule d'assistance sera mis à disposition, mais sur certaines sections du parcours inaccessibles aux 4x4, l'isolement à vélo y sera total.
LA TRACE NOMADE EN QUELQUES POINTS :
* Suivant le handicap, cette catégorie est autorisée à avoir sa propre équipe d'assistance en course.
PRÉPARE-TOI À UN DÉPAYSEMENT TOTAL :
Au fil de la course se succéderont des paysages d'une diversité saisissante : les étonnantes montagnes tabulaires de l'Adrar ; les longs cordons dunaires qui s'étirent au cœur de l'erg Maqteir et de l'erg Ouarane ; les vallons ensablés de l'immensité d'El Mrayer ; les falaises du Dhar Tichitt, gardiennes de fascinants vestiges néolithiques ; les paléolacs de l'Aouker, où se dressent d’impressionnantes buttes témoins de diatomite ; les canyons du Tagant, où subsistent des gueltas peuplées de crocodiles ; les majestueuses dunes vierges entrelacées de l'erg Amatlich ; enfin, de petites palmeraies offrant un écrin de verdure inattendu au sein de cet univers minéral.
L'AVENTURE SE RÉVÈLE LÀ OÙ LA ROUTE S'EFFACE
Clic sur l'image pour visionner
la vidéo de présentation
UN ULTRA EXTRÊMEMENT ENGAGÉ :
Il s'agit de la course cycliste d'ultra-distance la plus exigeante au monde sur le plan psychologique. Les participants doivent faire face à un isolement total réel, et par conséquent aucune assistance locale possible. Des centaines de kilomètres sans la moindre présence humaine, sans aucun réseau mobile, sans piste ni trace de véhicule, avec pour seuls compagnons le sable, le vent et le ciel.
Le Sahara, à nul autre pareil, t'entraînera à travers son immensité, sur les chemins secrets de ton âme.
L'épreuve te confronte également à 6 sections de navigation hors-piste* totalisant 580 km, sans trace GPX. Certaines de ses sections nécessitent une préparation en amont, avec l'étude d'images satellites (Google Earth), afin d'identifier les caps à suivre pour éviter les zones de dunes ou les secteurs rocheux difficiles à franchir. Tu gagneras ainsi un temps précieux et économiseras un maximum d'énergie.
Des jours à lutter sur ton vélo, non pas contre les autres concurrents mais contre tes propres limites, contre la nature sourde et aveugle, contre l'espace sauvage et imperturbable qui t’entoure. Par moments, l’orientation, l’analyse du terrain et l’instinct primeront largement sur la seule performance physique.
Si le dénivelé cumulé reste modéré (moins de 5000 m D+), le sable se charge de relever le défi. Les pluies sont rares en novembre, mais le vent peut parfois se mêler à l'aventure, bien que la saison où il se manifeste le plus intensément commence habituellement en janvier.
Ici, le véritable Graal n'est pas la victoire, mais le fait de devenir finisher en allant au bout de l'aventure.
Au-delà du mental, il y a bien sûr le physique. Mais nous n’évoquerons pas la difficulté en tant que telle, car elle ne dépend finalement que de l’énergie que tu engages à chaque coup de pédale. Tout se joue dans la gestion de cet effort : réussite ou échec, déception ou euphorie. Quoi qu’il arrive, cet affrontement au cœur du Sahara te transformera au plus profond de ton être.
Si tu ne maîtrises pas la mécanique de base de ton vélo, n’y va pas ; si l’isolement extrême et le silence te font peur, n’y va pas ; si ton corps n’est pas préparé à des phases de restriction d’eau, de nourriture et de sommeil, n’y va pas ; si tu ne sais pas te remettre en question, n'y va pas ; si tu n’as pas une solide capacité de résilience, n’y va pas ; si tu n’es pas capable de débrancher ton cerveau quand il le faut pour continuer à avancer, n’y va pas.
Pour les compétiteurs ayant sous-estimé l'exigence de la Trace Nomade, un classement spécifique pourrait être établi sur une épreuve intermédiaire, avec une arrivée à Tichit, au kilomètre 916. Même si tu es inscrit sur la Grande Boucle, tu seras autorisé à t’arrêter à Tichit sans pénalité et à être classé sur ce parcours intermédiaire.
Depuis Tichit, deux fois par semaine, un 4×4 assure la liaison avec Tidjikja, située à 235 km. Depuis Tidjikja, des minibus desservent quotidiennement Atar et Nouakchott.
Chaque participant doit avoir conscience que le parcours comporte une section de 879 km sans habitation ni oasis, ainsi qu'une distance de 380 km sans point d'eau.
Avant même d’imaginer participer à cet ultra hors norme, redescends sur terre et pose-toi les bonnes questions : es-tu capable de gérer 879 km en autonomie alimentaire ? Es-tu en mesure de faire 380 km dans le sable en autonomie en eau ? Peux-tu t'imaginer progresser en pleine nuit dans les dunes, en hors-piste total, sans voir plus loin que le faisceau de ta lampe, sans itinéraire GPX, sans le moindre point de repère pour t’orienter et sans traces de 4x4 à suivre sur le sol ? ...
Voici un extrait de 3 min sur une zone de dunes enchevêtrées de l'ultra. Mieux vaut s'y attaquer de jour !
Si, sur un ultra classique, ton chargement tourne autour de 8 kg, prends conscience que, sur la Trace Nomade, il te faudra composer avec une charge deux à trois fois plus importante - principalement pour l'eau - comparable à celle requise pour l’Iditarod 1000.
* Le terme « hors-piste » est parfois sujet à confusion. Sur la Trace Nomade, il désigne une progression en dehors de toute trace laissée par l’homme : ni route, ni piste, ni chemin, ni même sentier. Sur la Trace Nomade, 95% du hors-piste est cependant très roulant.
UNE CATÉGORIE PARACYCLISTE :
Pour la première fois sur une épreuve d’ultra-distance hors route, une catégorie paracycliste est créée - en musculaire ou en électrique - afin d’ouvrir la Trace Nomade à des sportifs en situation de handicap, animés par le même esprit d’aventure, de dépassement de soi et de liberté que l’ensemble des participants.
Les vélos à assistance électrique - obligatoirement bridés à 25 km/h - sont répartis en deux seules catégories : Ce.1 et Ce.2, qui sont les équivalents électriques des catégories C.1 et C.2.
UNE CATÉGORIE FATBIKE ÉLECTRIQUE :
Pour la première fois sur une épreuve d’ultra-distance, une catégorie fatbike électrique est créée afin d’ouvrir la Trace Nomade à des sportifs amateurs débutants et ingénieux. Il s'agit d'un proff of concept, ou édition expérimentale, pour développer le concept sur les éditions à venir. Toutefois, même si vous débutez à vélo, cette catégorie s’adresse à des participants ayant l'expérience d'aventures exigeantes, que ce soit en trek, en trail ou lors de toute autre expédition en milieu isolé.
Vous pourrez atteindre des vitesses de pointe supérieures à celles des fatbikes musculaires, notamment dans le sable et les dunes. En contrepartie, vous devrez gérer un paramètre supplémentaire : les arrêts liés à la recharge solaire. L’optimisation de votre batterie passera également par un effort de pédalage régulier.
L'ORGANISATION DE L'ULTRA :
Pour ceux qui connaissent, l'organisation s’apparente à celle de la Tour Divide. Il s'agit d'une épreuve en autonomie complète où tu dois gérer ton eau, ton alimentation, ton sommeil, tes réparations mécaniques et ton orientation pour les parties sans trace GPX.
Aucune assistance extérieure organisée n'est autorisée. Le chronomètre ne s'arrête jamais, ce qui transforme la gestion de l'effort et de la fatigue en un élément aussi déterminant que les capacités physiques et psychologiques.
Le rôle de l'organisation est de :
L'organisation de la Trace Nomade est volontairement minimaliste : elle fournit un cadre réglementaire, un suivi à distance et une validation des résultats, tandis que les participants assument seuls la totalité des aspects logistiques, techniques et sécuritaires de leur aventure sportive.
C’est précisément cette absence d’encadrement qui fait de la Trace Nomade non seulement une compétition d’endurance et une épreuve d’autonomie absolue, mais surtout un véritable défi psychologique et psychique*.
Ici, tu n'es pas sur un ultra routier comme la RAAM. Tu n'es pas non plus sur un ultra de pistes ou de sentiers bien tracés comme la Silk Road Mountain Race. Et tu n'es certainement pas sur un ultra de bikepacking classique avec pour seul bagage une sacoche de selle et de cintre.
Ici, tu entres dans une autre dimension : celle de l'ultra-expédition, de l'ultra-exploration. Un territoire où l'autonomie est totale, où l'orientation fait partie du défi, et où seules ta détermination et un équipement bien pensé te permettront d'aller au bout de l'aventure.
Selon la nature du handicap, un véhicule d’assistance peut être autorisé. Par exemple, une personne se déplaçant en handbike et ne pouvant pas marcher pourra bénéficier d’une assistance adaptée dans les passages techniques où le handbike doit être poussé ou porté.
En fonction de sa catégorie, le concurrent sera engagé soit sans assistance, soit avec un véhicule d'assistance de niveau 1, soit avec un véhicule d'assistance de niveau 2.
Test lors de notre dernière expé de bikerafting au Sahara.
Quatre panneaux solaires souples et un support de planche de surf.
À vous de définir la stratégie la plus efficace, par exemple en roulant non-stop durant la nuit, lorsque les températures sont plus fraîches, et en profitant des heures les plus chaudes, de 11h à 15h, pour dormir tout en rechargeant les batteries.
Afin de garantir la sécurité des participants, seuls les fatbikes équipés d’une assistance électrique limitée à 25 km/h sont admis. Cette restriction permet également d’optimiser la batterie. Les fatbikes peuvent être à une ou deux roues motrices et le nombre de batteries n’est pas limité.
Il n'y a ni barrières horaires intermédiaires, ni bénévoles sur le parcours, ni ravitaillements officiels, ni commissaires de course, ni assistance médicale dédiée, ni véhicules suiveurs. Les organisateurs ne sont pas présents physiquement le long de l'itinéraire. Les coureurs sont seuls responsables de la sécurité de leur progression. Afin de permettre à chacun de vivre pleinement l'aventure à son propre rythme, un délai de 432 heures est accordé pour rejoindre l’arrivée, soit une moyenne de 100 km / 24h.
Le nombre de participants est limité à 40, avec un départ individuel. Ce choix reflète pleinement l'esprit de La Trace Nomade : une compétition où l'aventure et l'autonomie occupent une place centrale. Dès les premiers kilomètres, chaque participant sera confronté à la réalité de l'immensité du Sahara et à la dimension psychologique de la solitude.
Ici, il n'y a pas d'effet de groupe. Personne ne sera là pour te guider dans les sections de navigation, pour te motiver dans les moments difficiles ou pour t'aider à résoudre un problème sur le parcours. Chaque décision, chaque erreur et chaque réussite t'appartiennent.
Cependant, si un participant se blesse, casse son vélo, se perd suite au dysfonctionnement de son GPS ou décide d'abandonner, il ne pourra d'aucune façon gérer seul la situation sur 80% de l'itinéraire, qui se trouve au delà de toute zone habité - à moins d'être parfaitement à l'aise en milieu saharien.
Il devra déclencher un message d'aide préenregistré sur sa balise à destination de l'organisation. Un véhicule d'assistance sera alors dépêché sur place. Cela pourra prendre de 24 à 72h suivant la position et la difficulté du terrain.
Les frais sont à la charge du participant et seront négociés par l’organisation auprès de prestataires mauritaniens. Il convient de prévoir un budget d’environ 150 € par jour, auquel s’ajoutent les frais de carburant : la consommation varie généralement entre 15 et 30 litres aux 100 km, selon la nature du terrain parcouru (pistes roulantes, sable ou dunes).
L'INSCRIPTION SUR L'ULTRA 2027 :
Pour participer à la Trace Nomade, deux possibilités :
Un palmarès reconnu ne constitue pas une voie d'accès privilégiée.
La Trace Nomade n'est pas une course réservée à une élite sportive. Le temps de 432 heures pour boucler l'ultra est justement là pour ouvrir l'inscription aussi bien à des voyageurs ou des aventuriers à vélo qu'à des athlètes spécialisés de la discipline. Néanmoins ce parcours s'adresse à des participants capables d'évaluer honnêtement leurs compétences techniques, physiques et mentales dans un environnement isolé. La sélection vise avant tout à garantir la sécurité des participants et l'adéquation entre leur profil et les exigences de l'épreuve. Ici, la lucidité prévaut sur la rapidité.
Dans un ultracyclisme classique, l'abandon sur casse ou sur défaillance physique peut toujours arriver, mais il est possible de rejoindre relativement rapidement un village ou une ville.
Au cœur du Sahara mauritanien, une mauvaise évaluation de ses capacités ou de son matériel peut transformer un abandon en véritable problème de sécurité. C'est pourquoi chaque candidature fera l'objet d'un examen attentif.
Dans le dossier, nous te demanderons de préciser plusieurs points :
Tu pourras bien sûr ajouter tout autre élément qui te semble pertinent pour nous permettre de mieux comprendre ton expérience, ta préparation et ta motivation à prendre le départ de la Trace Nomade.
L'inscription est gratuite. Nous te demandons simplement de nous envoyer une photo qui t'inspire, accompagnée au verso d'une citation manuscrite ou d'une réflexion personnelle.
Une caution de 500 euros sera à verser. La moitié à la validation de ta participation et l'autre moitié au plus tard un mois avant le départ de l'épreuve. Information sur le rôle de la caution ici.
Sur ce dernier point, il te sera impossible d’emporter, sur cette section, les calories requises pour avancer en mode compétition. Il te faudra alors basculer en mode randonnée afin de préserver tes forces. Reste à savoir si ton mental acceptera cette décision...
DIFFICULTÉ ET CLIMAT SUR LA TRACE NOMADE :
En étant objectif, la Trace Nomade — dans sa barrière horaire de 432 heures — est accessible à tous les cyclistes et sportifs du dimanche, normalement constitués et un tant soit peu motivés. Note bien : sportif du dimanche, pas promeneur du dimanche. Il y a 52 dimanches dans une année, donc 52 sorties sportives constituent une base acceptable. Bien sûr, c’est totalement insuffisant si tu veux boucler l’ultra en moins d'une semaine.
Si être un cycliste du dimanche est suffisant sur le plan physique, la Trace Nomade peut exiger certaines ressources psychologiques, exacerbées par l'isolement et la solitude absolue d'un Sahara sans concession :
Si le plan psychologique n’est pour toi qu’une simple formalité, il ne te reste plus qu’une seule barrière à franchir : devenir aguerri aux systèmes D, afin de te sortir de situations délicates avec presque rien. Un vrai MacGyver, en somme.
Un exemple : tu casses ta roue libre à 200 kilomètres de la première oasis et tes pédales tournent dans le vide. Un dépannage de fortune consiste à solidariser le grand pignon aux rayons au moyen de ligatures passant dans les petits trous du pignon. Cela te permettra de rentrer en pédalant, avec souplesse, afin de ne pas déformer les rayons ni le grand pignon.
Pour terminer, tu dois adopter une approche pragmatique, être organisé et particulièrement rigoureux dans la sélection de ton matériel. Certains partent sur un ultra sans mèche ni rustine (ou alors d'une autre époque) — pourquoi pas sur une TCR... — mais sur la Trace Nomade, en hors-piste et à des centaines de kilomètres de toute zone habitée, ce serait, pour le moins, jouer avec le feu.
Quel type de terrain vas-tu rencontrer :
Quel type de climat vas-tu rencontrer en novembre :
* Comprendre la différence entre les difficultés psychologiques et psychiques :
Les difficultés psychologiques concernent surtout le mental “fonctionnel” et conscient, lié à la gestion de l’effort et du comportement pendant la course :
Motivation qui baisse (“pourquoi je fais ça ?”),
Gestion du doute (“je n’y arriverai pas”),
Discipline pour continuer à s’alimenter ou s’hydrater,
Tolérance à l’inconfort (fatigue, douleurs),
Stratégie mentale (se fixer des objectifs intermédiaires, découper la course),
Gestion de la solitude.
En résumé : c’est la capacité à tenir le cap malgré la difficulté, en utilisant des stratégies mentales conscientes
Les difficultés psychiques renvoient à la vie mentale dans son ensemble, y compris des dimensions plus profondes, parfois moins contrôlables :
Altération de l’état mental liée à la fatigue extrême (confusion, “brouillard mental”),
Déréalisation légère (impression d’être “déconnecté”),
Hallucinations (fréquentes après une très longue privation de sommeil),
Fluctuations émotionnelles intenses (euphorie, irritabilité, désespoir),
Surcharge cognitive (difficulté à prendre des décisions simples),
Parfois émergence ou aggravation de vulnérabilités psychiques préexistantes.
En résumé : c’est ce qui touche à l’état global du fonctionnement mental, surtout quand la fatigue et le stress physiologique deviennent extrêmes.
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